Léa Paci

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« Je sais ce que je ne veux pas. Ce que je veux, je le laisse venir ! » 20 ans, une voix céleste et un caractère déjà bien trempé : Léa Paci a tout pour s’imposer sur la scène pop française actuelle.

Née en banlieue parisienne d’un père travaillant dans la restauration et d’une mère au foyer, rien ne prédisposait pourtant la jeune fille à devenir chanteuse. Sauf un besoin de brûler les planches : dès 6 ans, elle prend des cours de théâtre. Pendant plus d’une décennie, elle joue d’autres rôles que le sien, des heures durant. La musique vient alors s’immiscer : « Pendant les répétitions, nous aimions jammer avec les copains du théâtre. Ils m’ont encouragée à jouer seule. J’ai alors décidé d’apprendre la guitare en regardant des vidéos sur Youtube et en reproduisant les accords. Cet instrument m’a permis de composer, d’accompagner ma voix comme je l’entendais. » Une fois au lycée, on lui conseille de poster ses propres chansons sur Youtube. Très vite, elle est remarquée par des équipes de télé-crochets. Elle décline poliment leurs propositions dans l’objectif de poursuivre ses études sereinement… avant de se laisser convaincre par un duo d’auteurs-compositeurs, faiseur de tubes pour Jenifer, Louane ou Navii, de se lancer pour de bon. Dont acte !

Léa Paci a grandi au son de Serge Gainsbourg, Françoise Hardy, France Gall ou Michel Delpech. Elle leur sait gré d’avoir manié la langue française avec autant de simplicité qu’élégance et s’en inspire au jour le jour : « Je veux être une conteuse d’histoires. J’écrivais des nouvelles et de la poésie avant de faire des chansons, qui sont des photographies d’instants de ma vie… » Son premier album est autobiographique et s’assume comme tel. Car la détermination de Léa cache des fêlures… On plonge dans les émois d’une jeune fille au sortir de l’adolescence, qui raconte sa vie « à l’état brut », accompagnée d’une guitare. L’objectif : être fidèle à elle-même. « J’étais un bébé et j’ai grandi avec cet album, avoue-t-elle. Le fil rouge, c’est ma première histoire d’amour, avec beaucoup de hauts et de bas, jusqu’à la rupture, très douloureuse. L’amour est un sentiment parfois si violent ! Cela se ressent dans mes morceaux où je suis extrêmement heureuse ou terriblement mal. » Cette sincérité transparaît dans « Sens Unique », « Adieu et à demain » ou encore « Pour aller où », qui témoigne de la mélancolie innée de Lea Paci : « Il est dur de choisir entre sa raison et son cœur. J’ai la mélancolie de ce qui nous arrive et nous arrivera plus parce qu’on grandit… » Etrange maturité de celle qui a toujours été entourée de personnes plus âgées, sans vraiment vivre au rythme de son âge. D’où son étonnante lucidité : « Ce qui pourrait m’arriver de mieux, c’est de vivre de la musique et de pouvoir l’allier au théâtre. Mais je sais aussi que les artistes sont consommables : on doit beaucoup donner mais sans savoir si cela va durer. »

Léa aime la littérature fantastique de René Barjavel, la poésie de Baudelaire, le verbe de Shakespeare ou l’onirisme de Tim Burton. Elle cultive des textes imagés, usant d’hyperboles et de métaphores. Ainsi, la trame sonore pop et légère de l’album, convoquant l’électro comme l’exotisme, s’enrichit de textes d’une profondeur bluffante. Un contraste aussi séduisant que le minois de Lea Paci, à la fois timide et extravertie, peu sûre d’elle et démesurément passionnée. Bref, une forte personnalité qui refuse d’être enfermée dans une case, à l’instar de ses influences : « Julien Doré, Christine & The Queen, The Avener, Ben Howard, Vianney, Woodkid… J’écoute beaucoup de styles différents et je ne veux pas faire que de la pop ou de la variété. Aujourd’hui, j’ai l’impression que la scène actuelle ne défend plus autant les envolées lyriques, mais surtout ce qu’elle a envie de raconter. » Lea Paci ne va pas se priver de le faire : à nous de savourer son passage de chrysalide en papillon.